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    L'élevage de substitution

     Ce qui peut  changer pour la santé des jeunes juvéniles chardonnerets élevés par des femelles canari de substitution, c'est la diversité supplémentaire de nourriture donnée par les chardonnerets adultes à leurs jeunes, cela dépend de toute évidence à l'alimentation habituelle donnée aux oiseaux, si l’on se contente de pâtée sèche toute l'année, les adultes chardonnerets nourriront à la pâtée sèche, peut être pas si bon que ça.... De toute évidence les jeunes ne vivront pas longtemps; agrémentez cette pâtée de pinkies, ténébrions, régulièrement et ça va changer la donne, agrémentez cette pâtée en plus de graines germées et ça changera tout, donnez leur des plantes sauvages en supplément et l’impact sur la santé des jeunes n’en sera que meilleur; le démarrage dans la vie des jeunes sera bien plus bénéfique et la résistance des oiseaux élevés par leurs véritables parents s’en ressentira lors du passage délicat de la mue; la fréquence de nourrissage est la même, la seule différence réside dans la quantité emmagasinée dans le jabot de la mère, j'ai fait élever des jeunes sous canari (femelles hybrides) avec une nourriture strictement identique que pour des chardonnerets, et l'année suivante ces jeunes chardonnerets ont donné naissance à des jeunes en parfaite condition qui eux même ont reproduit j’ai quelques femelles canari de substitution qui mangent la même nourriture que mes chardonnerets chardon -marie, graines de cardère, ainsi que toutes les petites graines des mélanges habituels, dépiautent les gousses d’onagre, les pinkies, le laiteron, les pissenlits…etc. Donnez des plantes sauvages à vos femelles canari et vous verrez si elles n'élèvent pas bien! Apprenez leurs à se nourrir "chardonneret". Si vos femelles sont en bonne santé, il n'y a pas de raison d’avoir plus de pertes qu'avec des parents chardonnerets, je pense que la quantité de chardonnerets élevés chaque année en Europe l'est sous canaris, et d’environ 60 à 70% et je ne pense pas me tromper beaucoup!!! Tous les éleveurs de chardonnerets ont des femelles canaris de substitution. Comme beaucoup d'éléveurs, il m'arrive de glisser des oeufs restants sous une femelle canari (hybride), elle s'en accommode, mais le problème vient au sevrage, car le petit juvénile réclame encore sa nourriture alors que la femelle a repondu ses oeufs et recommence à couver: si c'est une bonne femelle, quand elle se nourrira, elle aura ses petits qui la poursuivront jusqu'au nid, en la harcelant jusqu'à qu'elle veuille bien leur donner une becquée supplémentaire.  La santé des chardonnerets ne dépend que de la qualité de la nourriture et de l’hygiène des lieux de vie. Cette façon de procéder ne me plait pas, toutes les femelles chardonneret élèvent correctement leurs jeunes, le rôle du mâle a toute son importance pour le sevrage des jeunes, ce qui permet dés la sortie du nid des jeunes à la femelle de refaire dans la foulée une nouvelle nichée, et lorsque la femelle abandonne ses oeufs ou ses jeunes, on apprécie à ce moment là l'utilisation de ce j'appelle les femelles de substitution. J'avais lu sur un forum, parmi tant d’autres ou on lit beaucoup de tout et surtout beaucoup de n’importe quoi, d’autres part, un gars qui expliquait qu’un bon mélange "c'est un mélange qui est tout mangé à la fin de la journée ."  Ces propos sont totalement faux et idiots! l'auteur de ces propos  n'a pas du élever beaucoup d'oiseaux dans sa vie pour sortir de telles salades , bref, j’ai une préférence pour ma théorie: Un bon mélange pour les oiseaux, c'est un mélange dont le pourcentage des diverses graines composantes administrées est équilibré et apporte à l'oiseau quand il en a mangé la totalité aucune carence néfaste et surtout, une bonne santé! Malgré que cela ne soit pas suffisant la faute aux carences en minéraux dans les mélanges, nutriments, oligo-éléments, et absence de vitamines cependant vitales. Néanmoins cela peut être corrigé par de bons additifs secondaires, dans la pâtée de nourrissage. Si le mélange n'est pas équilibré, l'oiseau le consommera dans sa totalité, ça c’est certain, même si il y a par exemple une composition absurde de 20 % de Niger, 20% de chènevis, 20% de navette, 20% de lin, et 20% de gruau d’avoine. Dans un mois l’oiseau pars à la poubelle c'est irrémédiable!!! Donc, il est bon de ne pas écrire n'importe quoi, et faire avaler des couleuvres à ceux qui savent lire et surtout aux débutants. Quand à la théorie qui consiste à former une souche résistante aux maladies, c'est totalement utopique, la résistance d'un oiseau ne réside que dans ses gènes et surtout dans la qualité des soins prodigués à sa bonne santé.  


  • Une femelle chardonneret major de deux ans avait fait un nid  dans une nichette camouflée par des branches de thuyas, contre la devanture d’une grande cage d’élevage. Mon passage répété à proximité du nid apeurait la mère qui restait sur le nid durant des heures sans nourrir ses quatre jeunes éclos la veille. Cet emplacement n’était pas favorable à la tranquillité dont elle avait besoin. Les quatre jeunes éclos dépérissaient et leur état de maigreur extrême devenait critique au troisième jour. Pâtée fraîche, pinkies à volonté, et graines germées ne sont pas parvenus à sauver trois des quatre oisillons, dont deux étaient des femelles agate. Après mon retour du travail, le soir, je découvrais trois jeunes, morts au fond du nid ; ma colère était contenue, et je ne pouvais en vouloir à la femelle connaissant ses qualités de mère, l’année précédente un nid de quatre jeunes ayant été sevré. Je décidais avec l’aide de mon épouse d’essayer de sauver le petit dernier. Mes connaissances, ma patience, et ma ténacité vinrent à bout de cette délicate opération, mais ce fut assez mouvementé. J’avais donné un nom au petit oisillon, qui s‘appellerait « Titi » . Huit à dix apports de pâtées par jour étaient nécessaires pour le rassasier. J’avais installé un aquarium dans lequel j’avais placé son nid ainsi qu’une lampe d’appoint pour le réchauffer car il était seul, un thermomètre me permis de gérer la température ambiante dans l’aquarium aux alentours de 28 /30 degrés, Titi restait dans son nid en attendant les « becquées » des feuilles d’essuie tout étaient changées après quelques oublis afin de le garder dans un environnement très propre. La pâtée était un mélange de quatre pâtées sèches indigène, tamisées, un peu de charbon de bois réduit en poudre, du grit très fin, du germe de blé, et un peu de lait pour la fluidité; le tout mélangé sous forme d’une pâte suffisamment  onctueuse pour passer dans une seringue. Je l’ai bagué au soir du 7eme jour, avec deux jours de retard sur la date « normale » Son départ dans la vie n’ayant pas été des plus favorable, il avait pris du retard, mais il parvint cependant à sortir du nid vers le quatorzième jour, alors là commença le « cirque »il voletait partout dans le salon, et réclamait sa pitance à grands coups de tipit – tipipit  il voletait sur son perchoir, et balançait son corps de droite à gauche, le bec grand ouvert d’où une grande difficulté pour ingérer l’extrémité de la seringue dans son jabot, il fallait de toute évidence le maintenir pour ne pas rater le nourrissage. Petit à petit, jour après jour, le duvet laissa sa place au plumage juvénile  Titi devint indépendant, son sevrage à la graine germée et pâtée maison s’est déroulé sans problème majeur, cependant par sécurité, je lui administrais durant cinq jours un antibiotique préventif. Il avait ses coins de prédilection, une petite cage espagnole sur laquelle il se reposait la journée, au plus haut d’un meuble. Il  prenait son bain deux fois par jour dans une assiette creuse sous le robinet de la cuisine, puis allait faire ses plumes  là-haut pour avoir « la paix »  Allait picorer quelques miettes sur les baguettes de pain, attaquait littéralement les graines germées dans la passoire préparée pour ses copains et nous assistait durant tous les repas…. En clair, il était très mal élevé !!!!! Un verre ballon  plein de coca-cola  est un endroit idéal pour se baigner et faire le mariole, tirer les boucles d’oreille sur l’épaule de mon épouse était un jeu passionnant, et venir sur mon épaule quand  je prenais la direction du couloir était devenu courant pour visiter la maison, aller à l’ordinateur se montrer à la web-cam sur un perchoir et courir sur le clavier…..Pendant notre absence, il était dans sa cage de 60 X 60, et le soir des tirades de tipit tipipit, nous demandaient de sortir pour voleter parmi nous ; il avait compris qu’il existait dans sa vie, des heures exaltantes, où toutes les familiarités étaient permises, entre autres, se percher sur le ventilateur en rotation, durant la période de canicule, venir sur le champ d’une revue dés qu’elle était ouverte afin d’en bécoter les pages, se percher sur la monture latérale de mes lunettes, se poser sur l’épaule pour tirer les cheveux, dévaster les feuilles d’une boîte de kleenex, goûter tout ce qui paraissait comestible ; biscuits au chocolat, lamelle très fine de comté, courgette crue, salade verte, graines de melon  puis faire des bécots à la commissure des lèvres pour se faire pardonner, il se laissait attraper sans peur, et savait que nous ne lui ferions aucun mal. J’ai du lui apprendre à ouvrir les boutons de pissenlit , le laîteron ,la salade sauvage, la chicorée sauvage, les gousses d’onagre, etc, car en fait, sa mère, c’était moi. Sa mue se passa sans problème majeur, quelques bosses contre les vitres de la véranda, et atterrissages désastreux après le bain. Cependant, pour ne pas trop l’habituer à notre présence et à nos jeux; j’ai dû me résigner à le mettre avec les autres oiseaux, son caractère étant forgé, il était excessivement bagarreur, et ne supportait pas la présence d ’autres oiseaux autour de lui. Je le mettais quelques heures chaque jour dans sa cage,  puis quelques temps plus tard, j’approchais une petite femelle sympa qu’il accepta sans trop de difficultés, mais toujours en lui rappelant que le chef, c’était lui !!!! Quelques semaines plus tard, il était impossible de le prendre en main, alors qu’auparavant  tout nous était permis. Aujourd'hui, Il vient encore chercher sa graine de tournesol  au travers les barreaux, sans crainte quelconque. il est devenu un très bel oiseau, en grande forme ; il nous a apporté beaucoup de joies et de compréhension sur le comportement de ‘carduelis carduelis’ ; la technique et la dextérité  d’utilisation de son bec, petit outil merveilleux, pour extraire les graines, et les dépiauter, devant nos yeux admiratifs. En ce printemps, ses couleurs sont devenues magnifiques, il  est en phénotype sauvage / agate, et  je pense qu’il devrait séduire sa petite amie…. Mais cela reste une autre histoire…..

     ( Article paru dans la  revue " Les Oiseaux du Monde" )

     

                                                  sauvetage petit chardonneret             

                                                                                                                                                                                        

                                                               


  • Cette année j’ai pu observer divers comportements très plaisants et  peu communs d'une part en  alternant un mâle chardonneret agate avec deux femelles dans deux volières séparées.Et l'observation d'un jeune jouant  le rôle de père nourricier. Ayant perdu son mâle peu après le mois d'avril, une femelle agate a rejeté deux nouveaux mâles que je lui avais présenté ; deux porteurs d’agate qu'elle chassa sans ménagement. Je me décidais à lui " prêter " un superbe et ultime mâle agate déjà accouplé, dont la femelle était en couvaison. Au risque d’un rejet supplémentaire, la rencontre fut plus que prometteuse. A peine  mis dans la volière, le mâle montra son empressement en se rapprochant d’elle très très près en la dominant par sa taille et sa prestance. La femelle se refusa, mais le mâle dans les minutes qui suivirent, lui démontra qu’elle pourrait " compter " sur lui. Il se mit alors à parader ailes tombantes et queue en éventail allant et venant d’un perchoir à l’autre quelques brins de fibres de bouleau dans le bec, émettant de belles trilles flûtées. Il montra aussi à la femelle que l’un des trois nids lui convenait à merveille et il en  simula l'élaboration, commençant à entreposer des matériaux à l’intérieur de celui qui lui semblait le plus fonctionnel et le mieux placé, c'est à dire le plus exposé à la lumière. Elle le suivait de près admirative, ravie et enchantée de ce "don du ciel"  L’époux était si beau que la tentation était grande ; il lança sa plus belle tirade, elle s’accroupit sur le perchoir pointant le bec au ciel papillonnant des ailes; le mâle la cocha aussitôt, l’accouplement fut très bref, le mâle se posa à côté d’elle et se prostra quelques secondes ailes pendantes, le bec érigé vers le ciel, le tout ponctué de pépiements très brefs. Il était 14 h, en pleine chaleur, et je ne pensais pas assister à une heure pareille et si rapidement à un tel scénario. Cela me rappela la méthode de l’impromptu que je pratiquais dans les années 70 à l’époque ou j’élevais des canaris. Ce fût un grand moment  certainement assez rare. L'union était scellée. Je laissais le mâle jusqu’à la veille de la ponte du premier œuf, puis le remis avec sa femelle qui avait un petit agate à élever d’un premier tour. Comme il piquait parfois les œufs, j’étais obligé de le rendre aux femelles deux à trois jours avant la sortie des jeunes du nid, en alternance pour le sevrage et l’enlever les veilles de ponte. Tout se passa fort bien, pour ces deux femelles tolérantes; il avait deux petites amies et semblait apprécier cette polygamie inhabituelle, il se laissait attraper sans aucune résistance comme s'il comprenait l'objet de sa mission et  passait des journées entières à chanter.Trois jeunes furent bagués de cette union, je rendis le mâle à la femelle peu après le baguage des jeunes, elle  refit un deuxième nid, il termina le sevrage de ses petits sans aucun problème tout en nourrissant la femelle au nid en couvaison de quatre nouveaux œufs. En alternant savamment cette polyvalence, j'ai obtenu 5 jeunes sur deux nids pour cette femelle et 6 Jeunes sur trois nids avec la première élue; tous agates. En dehors de la période de préparation, la nourriture quotidienne a été composée d'un mélange assez blanc de graines et graminées, pâtée mixte enrichie de pinkies et vers de farines, graines germées, vitamines et oligo-éléments, grit,  plantes sauvages mûres, mi-mûres à volonté. Ce procédé est assez contraignant, mais sans réellement l'espérer, ce fut un succès. La vaillance du mâle, des deux femelles, conjugué à des soins constants et une observation permanente ont prouvé qu'il était possible de sauver une saison mal engagée pour cette femelle en veuvage début mai.

     

     J'ai observé également cette année, le comportement pour le moins surprenant d'un jeune chardonneret mâle, né le 4 mai, sorti du nid à 14 jours et sevré 13 jours plus tard, si l'on compte la durée de construction du deuxième nid de sa mère 3 jours, plus 4 jours de ponte, 13 jours de couvaison, 14 jours d'élevage et une huitaine de jours de sevrage, cet oiseau était alors âgé de cinquante jours environ. Quelle n'a pas été ma stupéfaction de le surprendre en alternance avec son père en train de nourrir  les frères et sœurs de la deuxième nichée !Je l'observais, afin de bien voir s'il ne s'agissait pas d'une simulation de déglutition, une sorte de "bec à bec". En fait non, il nourrissait bel et bien en allant régulièrement se réapprovisionner en pâtée!!! Incroyable !!! Je prenais mon épouse à témoin, en lui montrant le phénomène, mais quel instinct le poussait à assister ses frères et sœur dans la survie, j'avais l'impression et je peux dire également que le pépiement de quémande des jeunes lui disait "le pauvre il a faim" je vais le nourrir !!! Quelle aventure et quelle joie d'assister à tant de gratitude! Son instinct de bon père me conforte dans l'avenir de cet oiseau, il ne me reste plus qu'à lui trouver une compagne aussi dévouée, et tout sera simple et magique….

     

    ( Article paru dans la  revue " Les Oiseaux du Monde" )

     

     

     

    Concours Championnats

     Le phénomène

     


  • Voilà deux ans que je possède un couple de Chardonnerets major, qui se révèle être une petite merveille. j'ai  acheté ces oiseaux chez un éleveur de bonne renommée en Wallonie, éleveur passionné, maintes fois titré en concours dans son pays, à la fois en chardonnerets majors que en bouvreuils en mutation pastel brun,et en gros becs. Ces oiseaux, ont été aux petits soins, durant tout l'hiver et suivant de très près les conseils astucieux de cet éleveur, je suis parvenu à obtenir des oiseaux en condition optimale pour une saison de reproduction qui s'annonçait sous les meilleurs hospices. A la fin de la première semaine d'avril, voyant les deux oiseaux parader à tout rompre, balancements latéraux, nourrissage à répétition , parades du mâle ailes pendantes , chant ininterrompu , je  décidais de tenter la grande aventure de la nidification. Quelques belles branches de thuyas allez être immédiatement adoptées; le 6 avril, le nid était terminé;petite merveille d'architecture, faite de crin de cheval, fils de chenilles processionnaires tissés chirurgicalement, fils de jute blanchie, sisal , poils d'animaux divers , bourre de chardon, et fibres végétales de bouleau .La femelle pondit 5 œufs ,et commença la couvaison le 13, deux jours plus tard ,un oeuf était piqué; je l'enlevais du nid, craignant pour les autres;mais la chance devait être avec moi, et plus une seule fois je n'ai eu à déplorer avec ce couple le moindre piquage .Tout se passait bien, le mâle chantait des journées entières. Dans la matinée du 25 avril, le premier oisillon vint au monde, suivi dans la journée de 2 autres, le 4 eme  arriva  le lendemain. Je n'avais pas miré les oeufs, craignant, toujours des manutentions risquées et parfois inutiles. La femelle mena à terme sa première nichée, le mâle termina le sevrage des 4 jeunes. La femelle dans la foulée, refit un nid, et les 5 jeunes arrivèrent à terme. La troisième  nichée fut également de 4 jeunes, tous sevrés.L'année fut presque aussi brillante que la précedente, Je ne lui ai fait faire que deux nichées; une première de 4 jeunes et une deuxième de 6 oeufs, 6 jeunes sevrés. Cette petite merveille m'a fait don de 23 jeunes en 5 nids sur 2 années. Certainement que la préparation et les soins sont de première importance, mais je pense aussi  que c'est une femelle" d'exception".Ces résultats ont été le fruit de soins particuliers, les plantes sauvages ont été distribuées au fil des saisons en quantité , suivant leur degré de maturité, les chardonnerets, préfèrant  les graines mi-mûres, pour certaines  variétés, pissenlit, panic, sétaire , navette en gousse , graine de lin, mouron, sénéçon , chicorée, salade sauvage, chardon Marie en laitance , cirse commun, laiteron maraîcher,   etc etc… Un mélange de graine équilibré a été donné en quantité mesurée c’est à dire, que le soir, les oiseaux devaient avoir  ingurgité la totalité des graines, pour leur santé ; et non pas celles qu’ils préfèrent ,en gaspillant outrageusement. Une pâtée au œufs protéinée au lait,  mélangée à un additif insectivore pour l’élevage des jeunes a été donné matin et après midi, agrémentée tous les deux jours de graines germées, ainsi que de pinkies et vers de farine. . Systématiquement, la pâtée non consommée, doit être jetée. Les graines germées restent une nourriture hyper-vitaminée pour les oisillons, à condition de bien respecter le lavage ainsi que le trempage des graines. En effet, l’intérêt d’obtention de graines germées de qualité, est de laver régulièrement ces graines afin qu’elles se gorgent d’une eau la plus pure possible.L’eau de boisson reste de l’eau minérale , tous les trois jours, un complexe polyvitaminé, riche en acide aminés est donné. A ce régime, les oisillons grossissent très vite ,et le baguage se fait le soir du  cinquième jour, en 2.7 mm, je n’ai jamais eu à noircir les bagues ou à mettre du " sparadra " couleur chair, les femelles sont restées indifférentes à ces petits objets. Le sevrage n’est qu’une procédure dont se chargent les mâles avec enthousiasme, sachant que dés la sortie du nid des jeunes , ils ont vite compris que leurs petites amies allez à nouveau se laisser courtiser. Pour la mue de ce beau monde, complexe polyvitaminé , oligoéléments, tous les 3 jours, la nourriture demeure la même, les plantes sont toujours d’actualité et sont leur quotidien. Un grit de ma composition est donné en permanence, il sagit , d’une poudre concassée de coquilles broyées de toutes sortes , huitres , moules,  coques, escargots de mer, tellines, palourdes, praires, plateaux , l’ensemble est mélangé à de l’argile et un peu de  charbon de bois . A chaque changement du produit, c’est la bagarre pour s’approprier l’auget contenant ce fameux grit. Le bain est donné régulièrement, tous les 2 jours. La mue se termine, et miracle de la nature, l’oiseau juvénile qui était grivelé, expose le superbe jaune intense de son miroir alaire, son masque est devenu d’un magnifique  rouge  cramoisi , sa poitrine est blanche jusqu’aux joues, et son dos d’un délicat brun chamoisé. Il est splendide.

    ( Article paru dans la  revue " Les Oiseaux du Monde" )

      

    Connaissance des graines

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