• Le Droit Français

    Principaux liens vers le site LEGIFRANCE 

     

    LOI
    Loi n°76-629 du 10 juillet 1976 relative à la protection de la nature
    Version consolidée au 21 septembre 2000

    http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006068553&dateTexte=20110425

      

     ARRETE
    Arrêté du 11 août 2006 fixant la liste des espèces, races ou variétés d'animaux domestiques

      http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000789087&dateTexte=#JORFARTI000002254536

     

    ARRETE
    Arrêté du 20 mars 2007 modifiant l'arrêté du 10 août 2004 fixant les règles générales de fonctionnement des installations d'élevage d'agrément d'animaux d'espèces non domestiques et l'arrêté du 10 août 2004 fixant les conditions d'autorisation de détention d'animaux de certaines espèces non domestiques dans les établissements d'élevage, de vente, de location, de transit ou de présentation au public d'animaux d'espèces non domestiques .

    http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=B704DB9B3F9F1AC35A4C1C285DF60A7B.tpdjo03v_3?idSectionTA=JORFSCTA000000902335&cidTexte=JORFTEXT000000282232&dateTexte=20110425



    ARRETE
    Arrêté du 29 octobre 2009 fixant la liste des oiseaux protégés  sur l’ensemble du territoire et les modalités de leur protection

      http://www.legifrance.gouv.fr/jopdf/common/jo_pdf.jsp?numJO=0&dateJO=20091205&numTexte=3&pageDebut=21056&pageFin=21065

     

     

  • Le BraconnageDepuis l'avènement d'internet, cet oiseau fait l'objet d'une chasse sans merci qui dans certains pays devient catastrophique, le journal El Watan  ( quotidien algérien en langue française)  publie régulièrement des articles sur l'extinction programmée de ce petit oiseau, en voici un extrait. Quels sont les facteurs qui ont conduit à la disparition du chardonneret. La principale raison qui a conduit à la très forte régression des populations de chardonnerets est sans aucun doute la chasse abusive et ceci pour satisfaire une demande de plus en plus importante. Jadis le prix du chardonneret était dérisoire et les passionnés qui capturaient quelques sujets pour leur plaisir ne mettaient pas en danger les populations de ce magnifique oiseau. Cependant depuis plusieurs années les prix se sont envolés, ce qui en a fait l'objet d'un commerce sans scrupule et a été la cause de sa raréfaction, voire de sa disparition. De plus, les techniques de braconnage ont évolué, l'utilisation de filets ornithologiques est devenue courante, ce qui augmente très significativement le nombre de prises. Certains évoquent la destruction du biotope, il faut savoir que le chardonneret peut vivre en pleine ville où il trouve son alimentation, dans les jardins, notamment ceux mal entretenus, où y poussent pissenlits, orties, chardons mouron et autres plantes sauvages...Dans d'autres pays où le chardonneret prospère, nous pouvons le rencontrer au c'ur même des villes ce qui était le cas chez nous il y a une vingtaine d'années.... Avez-vous rencontré des braconniers et si oui, racontez -nous... Les braconniers sont présents partout et ils n'ont peur de rien, ils n'hésitent pas à s'avancer dans les zones les plus reculées pour pouvoir capturer le plus de sujets afin d'en tirer un profit maximal. Il suffit de se promener dans la nature pour voir des personnes transportant des cages contenant un appelant (l'appelant est un chardonneret chanteur qui va attirer ses congénères vers le système de capture). Les méthodes sont variables en fonction du site et des moyens mis en oeuvre....certains utilisent des techniques anciennes telles que la "glu" qui sera appliquée sur de fines brindilles ou sur de l'alfa, ces "baguettes collantes" sont disposées sur des rameaux, des chardons voire à même le sol notamment au bord de points d'eau. L'oiseau en se posant sur ces baguettes attiré par l'appelant ou par la soif se verra englué et ainsi capturé. La seconde méthode étant l'utilisation d'un filet ornithologique est celle préférée des braconniers car elle permet la capture d'un plus grand nombre de sujets. Il suffit de se rendre aux marchés d'el Harrach, de Chéraga, de Birkhadem, de Sétif, Annaba etc pour ce rendre compte de l'ampleur du phénomène Avez-vous eu à en soigner et quelle place occupe-t-il en tant qu' animal de compagnie en Algérie. Effectivement vu le nombre de chardonnerets en captivité, il y a forcément des maladies donc visites chez le vétérinaire. En fait de nombreux propriétaires laissent mourir leurs oiseaux en leur donnant des remèdes le plus souvent inadaptés, cependant il y a beaucoup de personnes qui adorent leurs oiseaux et qui sont prêts à tout pour les sauver...Le chardonneret occupe incontestablement la première place en tant qu'animal de compagnie en Algérie vous pouvez en trouver dans les marchés, chez votre coiffeur, épicier etc... autant dire partout ! Quelles solutions préconisez-vous pour le réintroduire (reproduction en volière) et pour éviter sa disparition (application de la loi). Avant de penser à le réintroduire, il faut penser à protéger le peu de sujets qui subsistent encore à l'état sauvage afin de conserver ce capital génétique, et si des moyens considérables et une réelle volonté sont mis en oeuvre pour protéger cet animal emblématique nous pourrons peut être le sauver. Il faudrait avant tout briser la chaine de commercialisation en interdisant de manière définitive sa vente, notamment dans les nombreux marchés au oiseaux et dans les animaleries. Ce qui est déconcertant, c'est que cet oiseau est protégé mais personne n'interdit sa commercialisation. Pourquoi? Des saisies de plusieurs centaines d'individus sont effectuées assez régulièrement mais ce n'est qu'une infime partie de ce qui transite. En effet, depuis que nos populations sauvages ont été quasiment exterminées, ces trafiquants d'oiseaux vont s'approvisionner au Maroc où il en subsite encore mais cela durera-t-il jusqu'à quand ? En ce qui concerne la reproduction, les mentalités ont changé ces dernières années et les amateurs se mettent de plus en plus à essayer de faire reproduire en captivité le chardonneret. Je pense que c'est excellent moyen de le protéger non pas en efffectuant par la suite des lâchers mais afin de fournir aux passionnés des sujets issus de l'élevage, donc plus faciles à élever et à reproduire ! Quelle est la particularité du chardonneret algérien ? Le chardonneret algérien qui est le chardonneret "parva" est reconnu pour ses aptitudes au chant. En effet, c'est un excellent chanteur et certains disent qu'il s'accouple facilement avec une femelle canari, ce qui donne le fameux hybride ou "mulet". Pour ma part, n'importe quel chardonneret peut se reproduire à condition qu'on lui fournisse les conditions adéquates ! Bientôt il n'y aura plus de chardonneret algérien si l'on ne fait rien pour le préserver et ce sera une véritable perte pour notre patrimoine faunistique !

     

    Texte de  Zineb A. 

      

    Carduelis carduelis.

    Avec l'aimable autorisation de Mr Mourad AHMIM Enseignant universitaire à l'Université de Bejaia en Algérie.

    (Article recueilli par Cardueline13.) 

    Le Braconnage 

     

    Le chardonneret, El maknine, ou thimrakamth en kabyle est ce bel oiseau tant chanté par de nombreux chanteurs, tels que El Anka, Ezzahi et autres, pour sa beauté, est de nos jours menacé par des braconniers qui le chassent en masse, car se vendant des fois à des prix exorbitants dans des marchés très fréquentés.
    De son nom scientifique Carduelis carduelis ou chardonneret élégant, il appartient à la famille des Fringillidés qui comprend entre autres le Verdier Carduelis chloris, et le serin Cini Serinus serinus, et c’est un oiseau qui ne peut être confondu avec les autres tellement ses caractères sont distinctifs. 
    Il présente une belle tête ornée d’une calotte noire, des joues blanches et un masque rouge vif. Les yeux sont entourés de noir parcourant également le pourtour du bec , et son plumage est bariolé, le dessous gris, le ventre blanc sale, les ailes noires sont munis d’un miroir alaire d’un jaune scintillant. Le croupion est blanc, la queue est formée de rectrices noires et blanches. 
    Oiseau sédentaire, le chardonneret effectue des déplacements courts, en grands groupes, en hiver, à la recherche de nourriture. Assez rarement seuls, les chardonnerets s’associent en bandes et se mêlent aux troupes de Linottes. Cet instinct sociable persiste pendant la période de nidification, où ils s’installent en petites colonies dans les jardins et les vergers, se contentant de défendre un territoire réduit autour du nid. Le nid, un petit chef-d’œuvre, est construit par les deux conjoints à l’extrémité d’une branche, au dessus du vide. 
    Sa distribution géographique englobe l’Europe et l’Afrique du Nord.  
    Dans notre pays le chardonneret se rencontre de la côte jusqu’aux limites septentrionales du Sahara dans les habitas qui lui procurent suffisamment de nourriture. Comme son nom l’indique, c’est une espèce qui affectionne les friches riches en chardons dont les graines constituent l’essentiel de son alimentation. Si de part le passé, cet oiseau paraissait commun et facilement observé un peu partout même à l’intérieur des agglomérations où il vient s’alimenter sur des plantes de jardins, de nos jours il faut bien aller dans la campagne pour avoir la chance d’en voir.  
    La plus grande menace qui pèsent sur ce bel oiseau est la chasse effrénée car les oiseleurs les chassent par colonies complètes, et il est traqué presque toute l’année même en période de reproduction  
    Les conséquences du piégeage intensif auquel il est soumise se manifeste par une réduction des effectifs, surtout que ce sont les jeunes qui sont souvent capturés, diminuant ainsi les chances de renouvellement des populations. Depuis peu, des filets ornithologiques destinés pourtant uniquement aux ornithologistes, sont commercialisés en clandestinité et sont utilisés faisant de nombreuses victimes car plusieurs sujets meurent dans les filets, les survivants sont vendus pour être mis en cage et ne jamais retourner dans la nature. Dans les conditions pareilles il est très difficile pour une espèce de maintenir des niveaux de populations à même de lui garantir le maintien.  
    Un autre facteur de raréfaction de cette espèce est que les terres jadis parsemées de chardons sont de plus en plus urbanisées car l’urbanisation extensive a supprimé les cordons naturels reliant les espaces verts urbains et périurbains aux milieux naturels en rase campagne.  
    Par ailleurs selon un chercheur en ornithologie, et par ricochet d’autres espèces cousines du chardonneret commencent à connaître le même sort. En effet la tendance actuelle est à la possession d’hybrides soit disant bons chanteurs, obtenus après croisement de canaris avec des pinsons, des linottes, des verdiers, des serins et bien entendu des chardonnerets. Les hybrides n’étant pas féconds, à chaque demande il faut donc ponctionner des individus nouveaux à partir des populations naturelles. Cette frénésie d’élevage d’oiseaux de compagnie bien qu’elle puisse s’expliquer par la recherche de compensations socio affectives, n’en est pas moins la raison principale de la raréfaction des espèces entre autres du chardonneret. Malgré de nombreuses campagnes de sensibilisation même à l’échelle internationale et malgré des textes de lois protégeant cette espèce à l’instar d’autres oiseaux comme les rapaces par exemple, aucune incidence positive n’est observée sur le terrain. Bien pire, des marchés presque officiels sont organisés au nez de la loi et des instances chargées de l’appliquer. Il faut donc dans l’urgence, encore beaucoup d’efforts d’explication et d’éducation pour ralentir un tant soit peu cette fatalité qui peut conduire à la disparition totale de cette espèce de nos campagnes. Dans ce contexte, l’Algérie qui a souscrit à plusieurs textes internationaux portant sur la protection des espèces sauvages et a adhéré à la Convention sur la Diversité biologique se doit d’apporter une contribution efficace à la conservation des populations naturelles par la mise en place de programmes de protection des habitats nécessaires aux espèces menacées et la limitation concrète des marchés aux oiseaux en imposant les lois existantes. C'est un travail qui requiert aussi la participation du mouvement associatif impliqué dans la protection de la nature. 
     

      

    Mourad AHMIM.          

       Le Braconnage  

    Une association écologique tire la sonnette d’alarme

    Dans une correspondance adressée au wali et dont le Soir détient une copie, l’association écologique et culturelle “Djamal Bladi”, d’El-Maleh informe le premier responsable de la wilaya sur le braconnage de chardonnerets par les chasseurs des wilayas limitrophes de Aïn-Témouchent. Cette chasse risque, selon l’association de provoquer la disparition pure et simple de cet oiseau dont la wilaya de Aïn-Témouchent est la patrie d’origine.
    L’oiseau est braconné par les chasseurs Oranais à partir des communes côtières de M’Saïd et Bouzedjar, alors que ceux de Sidi-Bel-Abbès le chassent à partir de Ouled-Boudjemaâ El-Maleh et Chaâbet El- Leham, tandis que les braconniers de Tlemcen le chassent de Béni-Saf, Aïn-Kihel, Aoubellil, et Oulhaça, même à travers la façade maritime, cet oiseau n’est pas épargné puisqu’on le chasse de M’Saïd et Oulhaça, ajoute l’association écologique. Le chardonneret appelé “maknine” est une espèce de la wilaya de Aïn-Témouchent, il est vendu à 1500 DA l’unité tandis qu’un couple de la même espèce est venu à 3000 DA à Oran, Alger et d’autres pays, l’association signale que le chardonneret est même exporté à d’autres pays étrangers tant l’espèce est très prisée outre-mer. Au train où vont les choses, cet oiseau risque la disparition de la faune de la wilaya de Aïn-Témouchent, raison qui a poussé ladite association écologique à tirer la sonnette d’alarme, en informant d’abord le premier responsable de la wilaya sur cette atteinte à l’environnement de la région par des agissements de ces braconniers sans foi ni loi, espérant qu’une action urgente sera prise pour protéger cette espèce rare.

     Au Djurdjura, à Blida, Souk Ahras, Sétif, Alger, Oran, Constantine, en fait, dans la moindre petite bourgade du pays, c’est le même constat sur la situation alarmante du chardonneret. A l’aide de pièges de toutes sortes, glue, filet, pièges espagnols, les jeunes les capturent, les mettent en cage pour la vente qui s’apparente à de la contrebande. Ce beau petit oiseau est sérieusement menacé d’extinction par cette frénésie de capture, qui est pourtant un délit.

     Fort de son succès, le petit volatile, dont le plumage se décline dans une grande variété de couleurs, le chardonneret ou le maknine, a toujours été apprécié par les Algériens. Mais le malheur est qu’il a presque entièrement disparu, devenant ainsi espèce très menacée. Il reste que cet oiseau fétiche des Algériens est encore présent sur quelques marchés spécialisés de la capitale.  A la place des Trois-Horloges, à Bab El-Oued, principal marché du chardonneret d’Alger, l’intérêt porté sur ce volatile n’a pas de limites. Dans un mouvement de souk, vendeurs, passionnés et éleveurs du chardonneret se rencontrent quotidiennement. Les acheteurs viennent des quartiers avoisinants, voire de plus loin, et chacun veut naturellement obtenir le plus beau chardonneret. «Sur ce lieu, on peut être sûr de trouver le maqnine du Kaddous (localité près d’El Achour, sur les hauteurs d’Alger, NDLR), appelé aussi boissonet», nous indique un vieux dresseur de chardonnerets. «Mais, malheureusement, je dirai qu’il est en voie de disparition et la raison principale est la capture abusive des braconniers.
    Ces énergumènes, sans foi ni loi, sont présents partout et n’ont peur de rien. Ils n’hésitent pas à avancer dans les zones les plus reculées pour pouvoir capturer le plus de sujets afin d’en tirer un profit maximal», ajoute notre interlocuteur. Il faut savoir que certains chasseurs utilisent des techniques anciennes telles que le recours à la glue qui est appliquée sur de fines baguettes collantes qu’on dispose sur des rameaux. En tout cas, tous les moyens sont bons pour capturer ce volatile, dont les aptitudes au chant sont incontestables. Cet excellent chanteur s’accouple facilement avec une femelle canari, ce qui donne le fameux mulet. Interrogé sur les prix, notre interlocuteur nous a fait savoir qu’il peut atteindre des seuils inimaginables. «Je dirai que la valeur d’un chardonneret dit de souche coûte l’équivalent d’une voiture. Personnellement, j’ai assisté le mois dernier à la vente d’un chardonneret dans un marché populaire au prix de 40 millions», révèle-t-il. Un autre passionné nous signale que le maknine algérien a une grande réputation et est apprécié mondialement. Les Français et les Belges, notamment, en ont été conquis. «Malheureusement, on n’a presque plus de chardonnerets. C’est fini en Algérie. Il faut le chercher du côté du Maroc. Et tout cela à cause de la loi qui n’est pas appliquée sur le terrain.», déplorent les amoureux. Entre extermination et réintroduction. Lors de notre virée à la place des Trois-Horloges à Bab El-Oued, nous avons rencontré un groupe de passionnés qui disent vouloir créer un club pour la préservation du chardonneret. «Notre objectif est de sensibiliser la société civile et les pouvoirs publics. Il faut mettre fin à son extermination et penser à le réintroduire dans nos maquis. Il faudrait avant tout briser la chaîne de commercialisation en interdisant de manière définitive sa vente, notamment dans les nombreux marchés aux oiseaux et dans les animaleries», propose un des initiateurs de ce projet. Et d’ajouter : «Nous demandons l’aide du ministère de l’Environnement pour un soutien financier de ce club. Nous voulons créer de nouvelles méthodes d’élevage de cet oiseau et créer des centres de reproduction en captivité et effectuer par la suite des lâchers et fournir aux passionnés des sujets issus de l’élevage. Je pense que c’est un excellent moyen de le protéger.»
    Ammi Larbi Bousseloub, cadre retraité de l’ex-ONACO, arrière gauche de charme du MCA et du NAHD des années 1970 et passionné du chardonneret, nous a fait savoir que le problème énorme est que les braconniers utilisent aujourd’hui des filets ornithologiques dits filets japonais pour capturer facilement l’oiseau. «Pour éviter son extermination, il faut interdire la chasse pendant la période de reproduction, c’est-à-dire entre le mois de janvier et celui de juillet. Malheureusement, la race souche du chardonneret telle celle du Kaddous, est aujourd’hui pratiquement exterminée. Il reste cependant quelques variétés qui ne sont pas de race qu’on retrouve dans les montagnes de Kabylie sinon la plupart des chardonnerets sont importés du Maroc», soutient-il.

     Source: Le Jeune Indépendant 

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     Les petits chardonnerets sont entassés par dizaines dans des caisses avant d'être revendus sur les marchés de tous les pays, beaucoup ne survivront pas à ces conditions lamentables de détention, sans soins, et sans respect de la vie.

    Les photos ci-dessous parlent d'elles même.

     Le Droit Français

     

     

     

     

     

     

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    Au Maroc la situation s'aggrave .....

    Le lion de l’atlas n’existe plus, tout ce qui reste, une sculpture d’un lion dans la ville d’Ifran, où viennent les gens  prendre des photos souvenir.
    Il viendra un jours dont on parlera du chardonneret parva de l’Atlas, on le trouvera sculpté quelque part dans une ville du Maroc, et pourquoi pas la ville de  Casablanca à souk Laayoun. 
    Chaque jour entre 400 et 600 chardonnerets parvas sont exportés du Maroc, la chasse de ce magnifique chanteur dure toute l’année, et ceux-là ne ratent  rien, mâles, femelles, jeunes et adultes aussi bien en période de reproduction qu’en période de repos. Dans une région entre Agadir et Taroudant, un chasseur est venu chasser dans une ferme, le jour d’après dans les arbres on a trouvé les oisillons des chardonnerets tous mort dans les nids. Le fait que cette oiseau existe encore au Maroc reste un miracle.
    Les concours de chant sont aussi un facteur favorisant l’extermination, puisque tous les oiseaux qui passent le concours sont non bagués, et durant toutes ces années aucune association n’a imposé les oiseaux avec bagues fermés, ce qui va encourager l’élevage et éviter les oiseaux indigènes.
    Pour les hybrides, seul le croisement entre chardonneret et canari est autorisé au concours. C’est une bonne chose pour les autres oiseaux comme le verdier, bouvreuil …. , mais malheureusement ça potentialise la capture du chardonneret.
    En Europe la loi interdit la chasse du chardonneret élégant, cette dernière ne fait pas de migration au Maroc, en effet, pendant l’hiver, les oiseaux d’Europe font une migration au nord d’Afrique et les filets de chasse au Maroc les accueillent avec un cœur chaleureux. Les nids du chardonneret sont aussi les fruits de certains amateurs de chant, puisqu’ils récupèrent les oisillons au septième jours de leur naissance, les mâles sont isolés pour l’écolage et avoir le meilleur chanteur, les femelles sont rejetées. Rares ceux qui ont pensé à faire un élevage.

     Dr Faissal BERRADA  

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      Il est évident que tôt ou tard cet oiseau aura disparu totalement de ces pays à moins que les autorités se donnent  les moyens pour stopper cette frénésie... L'élevage semble être la seule issue possible de préservation de cette espèce. Je connais des éleveurs qui possèdent quelques oiseaux, cependant, ils ont beaucoup de difficultés pour s'approvisionner en graines, semences et produits  de santé divers. Pour ceux qui auront choisi la solution élevage, nous leur souhaitons de se  développer, et surtout de réussir dans leur passion.

                                                                     - La bague... Pourquoi ?